Proof.
À chaque grand-père on associe un sommet, et à chaque enfant une arête
joignant ses deux grands-pères. On obtient ainsi une famille
>F={e1,…,e20}>
de 20 arêtes telle que
>ei∩ej=∅>(i=j).>
Autrement dit, les arêtes sont deux à deux intersectantes.
Nous allons lire cette configuration dans l'esprit du
pelage orienté : soit la famille se réduit autour d'un même
sommet, soit le processus fait apparaître un petit coeur opaque.
Choisissons une arête
>e1={A,B}.>
Puisque toute autre arête doit rencontrer e1, toute arête contient
A ou B.
Premier cas : étoile.
Supposons que toutes les arêtes contiennent A. Alors A est
grand-père des 20 enfants et, en particulier,
>20≥14.>
La conclusion est donc immédiate.
Deuxième cas : apparition d'un coeur opaque.
Supposons qu'il existe une arête ne contenant pas A.
Comme elle doit rencontrer {A,B}, elle est nécessairement de la forme
>e2={B,C},>C=A.>
Si maintenant toutes les arêtes contiennent B, alors B est
grand-père des 20 enfants et nous avons encore terminé.
Sinon, il existe une arête qui ne contient pas B.
Cette arête doit rencontrer à la fois
>{A,B}>et>{B,C}.>
Comme elle ne contient pas B, elle est nécessairement
>e3={A,C}.>
Nous avons donc fait apparaître le triangle
>{A,B},>{B,C},>{C,A}.>
[
scale=1.2,
vertex/.style={circle,draw,minimum size=9mm,inner sep=0pt}
]
node[vertex] (A) at (90:2) {A};
node[vertex] (B) at (210:2) {B};
node[vertex] (C) at (330:2) {C};
draw[thick] (A)--(B);
draw[thick] (B)--(C);
draw[thick] (C)--(A);
Ce triangle joue ici le rôle du coeur opaque :
une arête quelconque doit rencontrer chacune de ses trois arêtes.
Soit en effet
>e={x,y}∈F.>
On doit avoir simultanément
>e∩{A,B}=∅,>
>e∩{B,C}=∅,>
et
>e∩{C,A}=∅.>
Comme e ne possède que deux extrémités, cela impose
>e⊆{A,B,C}.>
Par conséquent,
>>F>⊆>{>{A,B},{B,C},{C,A}>}.>>
Ainsi, après le pelage de toutes les possibilités extérieures,
la configuration entière est concentrée sur le coeur
>C={A,B,C}.>
Notons
>d(A),d(B),d(C)>
le nombre de petits-enfants respectifs de A,B,C.
Chaque enfant contribue exactement 2 aux degrés, puisqu'il possède
deux grands-pères. Par conséquent,
>d(A)+d(B)+d(C)>=>2∣F∣>=>2×20>=>40.>
Il s'agit maintenant d'un argument de couche finale :
les 40 incidences sont supportées par seulement trois sommets.
Ainsi,
>max{d(A),d(B),d(C)}>≥>⌈340⌉.>
Or
>⌈340⌉>=>14.>
Donc
>>max{d(A),d(B),d(C)}≥14.>>
L'un des grands-pères possède donc au moins 14 petits-enfants
dans cette maternelle.
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